En bref, voici ce qu’il faut savoir
- V4 Granturismo : un moteur inédit qui remplace le bicylindre emblématique de Ducati pour plus de souplesse et de puissance
- Performance moteur : 168 chevaux et 126 Nm de couple disponibles dès les bas régimes, assurant une accélération fulgurante
- Châssis : structure monocoque en aluminium qui allège la moto et améliore sa précision dynamique malgré sa taille imposante
- Équipements : technologie avancée avec écran TFT, suspensions semi-actives et aides à la conduite pour une polyvalence optimale
- Prix Diavel V4 : positionnée entre 23 000 et 30 000 € selon les versions, avec une bonne résistance à la décote sur le marché de l’occasion
À peine 3 secondes. C’est tout ce qu’il faut à la nouvelle Diavel pour projeter son pilote en avant, comme happé par une force invisible. Plus de vrombissement rauque du bicylindre, mais un rugissement plus fluide, plus profond, presque organique. Ducati a osé l’impensable : remplacer un mythe par une architecture inédite. Le V4 Granturismo n’est pas qu’une évolution – c’est une mutation.
L’architecture V4 Granturismo : un cœur battant pour la Diavel
Le passage du Testastretta au V4 Granturismo marque un tournant dans l’histoire de la marque italienne. Exit le couple saccadé du bicylindre, place à une délivrance plus linéaire, plus accessible. Ce bloc de 1158 cm³ ne sacrifie rien à la puissance – on tourne autour des 168 chevaux – mais gagne en souplesse, surtout à bas régime. Les reprises sont instantanées, sans à-coups, et le moteur reste docile même en ville. Un compromis rare entre brutalité mécanique et maîtrise électronique.
La fin d’une époque et l’avènement du quatre cylindres
Pendant des décennies, le bicylindre en V a défini l’âme de Ducati. Aujourd’hui, le constructeur bolognais mise sur l’évolution plutôt que la nostalgie. Le V4 Granturismo n’est pas un copier-coller des moteurs sportifs : il est conçu pour la route, avec des arbres d’équilibrage intégrés qui réduisent les vibrations. Résultat ? Une conduite plus détendue, idéale pour les longs trajets, sans perdre cette intensité si chère aux puristes.
Performances pures et agrément de conduite
La puissance est fulgurante, mais ce qui frappe, c’est la disponibilité du couple – 126 Nm à 7 500 tr/min. Dès 3 000 tr/min, le moteur répond avec autorité, permettant des dépassements sans changer de rapport. Et malgré les normes antipollution, le son reste exceptionnel : un grondement grave, modulé par un système d’échappement actif qui désactive deux cylindres à l’arrêt pour limiter la chaleur et la consommation.
Maintenance et intervalles de révision espacés
Un argument souvent sous-estimé : la fiabilité du Granturismo. Conçu pour durer, ce moteur impose des intervalles de révision majeurs poussés à environ 60 000 km. Pour un propriétaire, cela se traduit par une baisse sensible des coûts d’entretien sur le long terme. Moins d’interventions, moins de pièces usées prématurément. Enfin une Ducati aussi raisonnable qu’irraisonnée.
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Équipements et fiche technique de la bête bolognaise
Le design sculptural revisité
La silhouette de la Diavel V4 conserve son allure massive, mais chaque ligne a été repensée pour alléger visuellement la machine. La quadruple sortie d’échappement, désormais alignée verticalement, renforce l’aspect technique. L’éclairage full LED dessine une signature lumineuse reconnaissable entre mille, tandis que le réservoir galbé épouse la cuisse sans contraindre.
L’arsenal technologique embarqué
Le progrès, c’est aussi ce qu’on ne voit pas. La Diavel intègre un pack d’aides au pilotage complet : ABS courbé, contrôle de traction dynamique, anti-wheeling électronique. Tous réglables via le menu TFT couleur, qui propose aussi des modes de conduite personnalisables (Urban, Touring, Sport). Le shifter Up&Down permet les changements de vitesse sans embrayage – un vrai plus en ville comme sur route ouverte.
- Écran TFT couleur avec connectivité smartphone
- Phares avant et arrière à technologie LED adaptive
- Shifter électronique Up & Down pour montées et descentes sans embrayage
- Suspensions semi-actives Öhlins, réglables en temps réel
- Freinage Brembo Stylema offrant un mordant immédiat
Comportement dynamique et agilité surprenante
Un châssis monocoque pour plus de légèreté
Au premier regard, on imagine une moto lourde, difficile. Erreur. Grâce à un châssis monocoque en aluminium, la Diavel V4 affiche un poids en ordre de marche d’environ 211 kg – une performance face à sa taille. Cette structure rigide améliore la précision du train avant, notamment dans les courbes rapides. Même avec ses dimensions généreuses, elle ne se traîne pas ; elle glisse, stable, prévisible.
Le confort du pilote et du passager
Position typée power-cruiser : pieds en avant, mains hautes, dos droit. Mais contrairement à certains customs, la Diavel ne force pas le buste en arrière. La selle, bien rembourrée, supporte les trajets longue distance. Le passager, lui, dispose d’un accueil digne de ce nom – poignées solides, repose-pieds bien placés. Pas un accessoire, un coéquipier.
Pneumatiques et grip au service de la puissance
Le pneu arrière de 240 mm joue un rôle clé. Il doit absorber non seulement le couple massif, mais aussi assurer une tenue de cap irréprochable. Pirelli Diablo Rosso IV en dotation, il offre un compromis rare entre adhérence humide, durabilité et comportement dynamique. À l’accélération franche, pas de patinage inutile – juste une poussée continue, maîtrisée.
Comparatif des versions et positionnement tarifaire
Choisir entre le modèle standard et la version RS
La Diavel V4 existe en deux declinaisons principales : la version de série, pensée pour la polyvalence, et la RS, plus radicale. Cette dernière pousse le luxe et la performance plus loin, avec des suspensions entièrement réglables, des jantes carbone et un gain marginal de puissance. Elle vise les collectionneurs, ceux pour qui chaque détail compte.
Le marché de l’occasion et la décote
Ducati entretient une cote élevée en occasion. Les Diavel récentes conservent bien leur valeur, surtout si elles ont bénéficié d’un carnet d’entretien complet. Attention toutefois aux versions modifiées : les échappements after-market ou les reprogrammations électroniques peuvent nuire à la revente. Privilégiez les modèles entretenus en concession ou chez des spécialistes agréés.
| Modèle | Poids (kg) | Matériau cadre | Jantes | Prix estimé (€) |
|---|---|---|---|---|
| Diavel V4 Standard | 211 | Aluminium monocoque | Alliage léger | 23 000 – 24 500 |
| Diavel V4 RS | 207 | Aluminium renforcé | Carbone | 28 000 – 30 000 |
Questions usuelles
J’ai peur que le passage au V4 gâche le caractère caractériel de Ducati, qu’en pensent les habitués ?
Les retours terrain indiquent que la transition est bien acceptée. Le V4 Granturismo garde l’âme italienne : il gronde, il secoue légèrement aux passages de rapport, mais sans nervosité excessive. En fait, il rend la moto plus accessible, sans en ôter la personnalité. C’est un autre son de cloche, pas une trahison.
Comment fonctionne concrètement le système de désactivation des cylindres arrière à l’arrêt ?
Le système coupe l’alimentation des deux cylindres arrière lorsque la moto est à l’arrêt ou en roue libre. Cela réduit la température du moteur, diminue la consommation et limite les vibrations en ville. Dès que vous touchez l’accélérateur, les quatre cylindres se réactivent instantanément – aucune latence perceptible.
Existe-t-il une alternative crédible chez les constructeurs concurrents ?
La Triumph Rocket 3 se positionne comme l’alternative la plus directe, surtout sur le critère du couple. Avec son trois-cylindres de 2 500 cm³, il domine sur les basses régimes. Mais il pèse près de 300 kg – là où la Diavel V4 mise sur l’équilibre entre puissance et agilité. Chaque moto parle à un pilote différent.
À partir de quel kilométrage faut-il prévoir le premier gros contrôle des soupapes ?
Le moteur V4 Granturismo est conçu pour des intervalles de maintenance étendus. Le premier contrôle complet des culasses et des jeux aux soupapes est recommandé vers les 60 000 km, selon les conditions d’utilisation. Un atout majeur pour les utilisateurs intensifs.